Bangaly Diawara (d. 29 avril 2014)

Notre cher ami Bangaly,

Tu nous as quittés ce lundi 29 avril 2014. Nous n’avons pas eu le temps de te dire au revoir. Sache que, à jamais, tu resteras gravé dans nos cœurs.

Dieu te bénisse,
La famille MSF en Guinée


Hommage à toi,

Bon dans l’exercice de ton travail d’opérateur radio
Animateur des chauffeurs que tu étais
NON n’a jamais été une réponse aux différentes demandes que tu recevais
Gai, humble, toi qui ne te fâchais jamais
Âme vaillante à cœur vaillant pourquoi t’en aller
Laissant le staff MSF dans le chagrin
d’Yanamo (bien aimé) était ton nom d’enfance chanté sur les livres de tes amis d’enfance au pays lélé
Dis-moi où es-tu passé ?
Infatigable Bangaly où es-tu allé ? Servir tes parents ?
Aller pour ne plus revenir, alors que tu aimais emprunter
Wagon de Conakry express
Amusant que tu étais pendant tes nuits de garde, ton équipe de garde te pleure sans cesse
Repose en paix mon frère sous le sol de ton Kissidougou natal, MSF te pleure et te gardera en mémoire
Adieu mon Bangaly, que ton âme repose en paix.

AMEN,
Dr Charles Tolno, médecin du staff.


Mon Cher Bangaly,

À l’instar de ce qui attend chacun d’entre nous, tu as entrepris ton dernier voyage, laissant derrière toi une équipe, une épouse et le petit Paul inconsolables...

Je me rappelle encore de ce dimanche 23 mars 2014, ce jour où tu as commencé ce long voyage dont tu ne connaîtras jamais le chemin du retour...
Il faisait tellement chaud et tu es arrivé à mon bureau avec ton grand sourire habituel tout essoufflé me disant de reprendre tout le travail que j’avais eu à faire toute la matinée car c’était toi qui devais aller pour l’urgence Ebola à Macenta.
Je n’en croyais pas mes oreilles.
J’étais très embêtée car je ne comprenais pas pourquoi on m’avait demandé de préparer et faire signer tous ces contrats et ces avenants à ces personnes pour revenir dire qu’il y a des changements.

Alors tu es venu gentiment m’expliquer que si tu voulais y aller, c’était parce que tu étais de Macenta et que tu voulais apporter ton aide à cette communauté qui était la tienne...
Enfin, je me souviens des dernières paroles que nous avons eues ensemble au téléphone.
C’était le 24 avril dernier et tu voulais savoir si les salaires avaient été virés et nous avions reçu ta fiche d’heures supplémentaires à temps.
J’ai répondu que non et que je te les rajouterai sur le bulletin du mois suivant alors que pour toi, jamais il n’y aurait pas de mois suivant...
Merci donc pour tous ces moment de vie que tu as généreusement partagé avec chacun d’entre nous. Sois en sûr que tout au long du chemin nous t’emmènerons avec nous.
À la radio room, le son de ta voix nous manque déjà et elle nous manquera encore et encore...
Sur ce je te dis « bonne continuation » et que Dieu tout puissant et miséricordieux dans son infinie bonté t’accueille dans sa sainte lumière comme tu le sollicitais sur le mur de ton profil de Facebook le 22 mars.

Amen,
Khadijah

 

By: Göran Svedin