Diouldé Baldé (d. January 9, 2010)

Lorsque j’ai appris le décès de Diouldé, c’était le samedi 9 janvier 2010. Le Dr Alain, médecin du staff, m’appela car il voulait avoir accès à la pharmacie. Il avait besoin d’un médicament en urgence pour tenter de réanimer Diouldé. Une demi-heure après, il me rappela pour me dire que c’était terminé, Diouldé
venait de rendre l’âme. Lorsque je suis arrivé dans la mission en avril 2009, Diouldé faisait déjà partie de l’équipe logistique mais il était régulièrement malade. J’avais du mal à le voir venir travailler, il était
chauffeur de garde et conduisait les expats dans les 4x4 partout où ils voulaient aller. Il avait une santé très fragile mais avait besoin de faire vivre sa famille et cela lui demandait´de faire un effort pour venir au travail. Six mois après, il ne pouvait presque plus venir, il commençait à s’absenter du travail de temps
en temps mais faisait encore un effort pour venir même s’il n’avait plus la force. Sa maladie commença à s’empirer puis il prit des congés de maladie continus jusqu’au dernier jour de sa mort. C’était quelqu’un de posé, de calme et je n’ai jamais entendu de reproche à son encontre. Qu’il repose en paix.

Faustin MUGanDe, Cotl MSF Guinée
 

Diouldé était un type sympa et respectueux non seulement de ses collègues de travail et de ses supérieurs mais aussi des principes qui régissent les règles de conduite. Il était toujours disponible, calme, souriant
voir même timide. Je me rappelle que je le taquinais lorsqu’il conduisait. Un jour, je lui ai dit : « Diouldé, tu veux que je prenne le volant pour toi ? » Il me répondit : « Pourquoi ? » - « C’est trop lent ta façon de conduire ! » « Ne nous pressons pas, chacun de nous arrivera à destination ! » Je pense qu’il avait tout
à fait raison, car lui, est arrivé à destination. Repose en paix Diouldé.

Oumar Sow, AdminCo MSF Guinée ▪

(... from CONTACT No.107)

By: Rebecca Cederholm