OCB Gathering 2009

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(en français ci-dessous)

Editorial by Jean-Marie Kindermans

A new departure, an item conspicuous by its absence within the ranks of MSF, a concept we jointly created over 12 months ago: our second “OCB Gathering” held in early June. Lacking any special legal status, the encounter is designed to bring together members from the OCB’s seven sections so as to discuss our joint operations. We are committed to abiding by its advice. Judging by the extent to which people have reacted, we can safely say that the discussions were welcomed as a rewarding experience in which people were encouraged to participate, so they can better appropriate the contents of our operations and contribute to their orientations.

Roughly 280 members registered to vote there (one-third did so electronically), accounting for 43% of potential voting members at this meeting: this was a good start, as the difference compared with the national GMs of the seven sections may not yet be obvious to everybody. Still we could definitely do with attracting even more members. 

However, not only those with a right to vote participated in or followed the discussions: apart from the 250 or so people actually attending the get-together in Brussels, several missions arranged for the event to be relayed by video. “Mini-gatherings” involving several dozen people were therefore formed in places such as Ethiopia, Liberia and Haiti. We have to apologise for the technical hiccups at times, problems that have to be overcome if we wish to maintain the existing good will. We are therefore delighted to behold this eagerness to participate and get involved in the discussions, which lends support to our initiative.

Most of the voters at the Gathering were active in the field at the time of the meeting, with national staff accounting for one third. Our association-oriented meetings now primarily consist of members working full-time for MSF, thus reflecting how anxious we are for those with the most practical and fresh knowledge to be involved in the debates and decision-making. And yet in most associations, apart from MSF, employees do not enjoy any voting rights. So our constitution is innovative, compelling us to identify and single out association-based moments and decisions from those that are strictly executive.

For example, it is too much to hope that a single, two-day annual meeting attended by 250 people could ever lead to decisions being taken about every aspect of our operations. The OCB Board of Directors should therefore continue to play its role of following up operations closely and on a regular basis.

It is also striking how wary the operation officers turned out to be when the operational orientations recommended by some of the motions seemed difficult or impossible to apply. This shows just how difficult it is trying to establish the limits between an association-based debate and executive decisions. The OCB Board of Directors can also make a contribution here to solving this problem: it represents the Gathering since it comprises elected representatives and is duty-bound to reflect the choices adopted during meetings. It has to take account of each motion, interpret its spirit and join forces with the executive in considering how it may be put into practice, while guaranteeing the consistency of all the decisions thus made with the general operational plan. The participants could take the opportunity during next year’s Gathering to signal their agreement or otherwise with how the Board of Directors has acted in the light of each of the motions.

We definitely have to maintain the momentum of the debate set in motion and thus develop our joint associational life throughout the year, not only during meetings. This is quite a tall order because the members of our seven sections are scattered widely around the globe. But this is now the challenge to be met by the MSF associations, so they can continue to be vibrant and effective: continuing from a distance to discuss themes that motivate and involve us, such as those at the June Gathering.

Jean-Marie Kindermans, President of the OCB Board of Directors, August 2009

Edito par Jean-Marie Kindermans

Début juin, nous venons déjà de connaître notre deuxième « OCB Gathering », cette nouveauté, cet objet inexistant au sein de MSF, que nous avons collectivement créé voici plus d’un an. Cette réunion, sans statut légal particulier, vise à réunir les membres des sept sections de l’OCB afin de dialoguer sur nos opérations communes. Nous sommes engagés à respecter ses orientations. Selon nombre de réactions reçues, les débats ont été jugés enrichissants et participatifs, permettant de mieux s’approprier le contenu de nos opérations et de contribuer à leur orientation.

Environ 280 membres se sont enregistrés pour y voter (un tiers l’a fait électroniquement). Cela représente 43% des membres votants potentiels à cette réunion : c’est satisfaisant pour un démarrage, car la différence avec les AG nationales des 7 sections n’est pas encore très claire pour tous, mais nous pouvons certainement y attirer encore plus de membres.

Ce ne sont cependant pas seulement les votants qui ont participé ou suivi les débats. Ainsi, outre les quelques 250 personnes présentes physiquement à Bruxelles, plusieurs missions avaient organisé une retransmission en vidéo. Des « mini-gathering » de plusieurs dizaines de personnes se sont ainsi formés, comme en Éthiopie, au Liberia ou en Haïti. Cette retransmission a parfois connu quelques difficultés techniques, ce dont nous nous excusons ; il nous faudra les surmonter pour maintenir l’enthousiasme existant. Nous sommes ainsi heureux de constater cet appétit de participation et de débats, qui nous conforte dans notre initiative.

La majorité des votants du Gathering étaient actifs sur le terrain au moment de la réunion, et le personnel national en représentait le tiers. Nos réunions associatives sont aujourd’hui principalement constituées de membres qui travaillent de façon permanente à MSF. Cela correspond à notre volonté de faire débattre et décider de nos opérations par ceux qui en ont la connaissance la plus concrète et récente. Pourtant, dans la majorité des associations hors MSF, les salariés n’ont pas le droit de vote. Notre constitution est donc originale, elle nous oblige à bien identifier et différencier les moments et décisions associatifs de ceux qui sont purement exécutifs.

Il est, par exemple, évident que des décisions ne peuvent être prises sur chaque sujet lié à nos opérations lors d’une unique réunion annuelle de deux jours, réunissant plus de 250 personnes. Le CA de l’OCB doit donc conserver sa fonction de suivi régulier et rapproché des opérations.

La réaction de méfiance des responsables des opérations était aussi frappante, quand les orientations opérationnelles proposées par certaines motions leur paraissaient difficiles voire impossibles à mettre en oeuvre. Cela montre la difficulté à fixer les limites entre débat associatif et décisions exécutives. Le CA de l’OCB peut là aussi contribuer à y remédier : il représente le Gathering puisqu’il en comporte des élus, et se doit de refléter les options acceptées en réunion. Il lui revient de reprendre chaque motion, d’en interpréter l’esprit, et d’examiner avec l’exécutif comment elle peut être mise en oeuvre, tout en s’assurant de la cohérence d’ensemble des décisions ainsi prises avec le plan opérationnel global. L’année suivante, lors de son compte-rendu au Gathering, celui-ci pourra exprimer son accord ou désaccord avec les suites données par le CA à chaque motion.

Il est maintenant essentiel d’entretenir la dynamique de débat qui a été créée, et donc de développer notre vie associative commune tout au long de l’année, et pas seulement lors d’une réunion. Cela ne sera pas facile car les membres de nos sept sections sont largement dispersés dans le monde. Mais c’est désormais le défi à relever par les associations MSF, pour les maintenir vivantes et efficaces : continuer de débattre à distance des sujets qui nous motivent et nous engagent, tels ceux du Gathering de juin.

Jean-Marie Kindermans, Président du CA de l’OCB

By: Göran Svedin