OCB Gathering 2011

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The MSF miracle

(En Français ci-dessous)

Anyone who heard Meinie’s speech on 28 May and watched the film tracing the thirty years of MSF-Belgium / OCB’s history will agree how difficult it is to find the right words to express the very real emotion we felt. We heard the word “miracle” applied several times to MSF: a word normally used in religious or metaphorical terms. Of course it was being used metaphorically here, but there can be no denying that it also reflected that special alchemy by which, as the saying has it, the whole – MSF – is more than the sum of its parts – meaning you, me and our work.

At thirty, we’re still young, but with such a wealth of experience, achievements and challenges! Before the film started, we thought we were in for a viewing of largely familiar images: rather like archive shots on TV, often interesting to watch, but rarely exciting. But although the backdrop sometimes – inevitably – shows its age, yesterday’s emotions are just as fresh today, and the messages are more relevant than ever. Not that the last thirty years have been plain sailing. MSF-B and then the OCB have had, and still have, to find their way by relying on the strength of their vision and conviction, and sometimes at a high cost: despite the celebrations, we cannot forget other much darker milestones that still occupy our thoughts.

Every medal has its reverse, so it may be tempting to set the MSF “miracle” (in quotes for the sake of realism and modesty …) in opposition to the admission of the failure of humanity (without quotes), one of the evening’s most striking expressions. This admission is probably the hardest one we have had to make, under some terrible circumstances. This admission and this failure confront us with our own feeling of impotence, but also prompt us to go back to the source of our commitment and our action. We are not all equal in the face of failure: indeed, the first victims of humanity’s failure are the very people that we want to help, and on whom we must constantly refocus as the center of our concerns.

But we wouldn’t want to finish on such a sombre note in reporting an event that was so successful in bringing people together, (re)linking the past and the present and opening up encouraging future prospects. While some were unhappy that the agenda didn’t distinguish clearly enough between items concerning MSF-B and those relating to the OCB, the enthusiastic reactions we saw (and felt) this Saturday – together more broadly with successfully managing to hold the MSF-B General Assembly and the OCB Gathering on the same weekend – clearly reflect the degree of maturity reached by the OCB, our ability to put strategy before tactics and aims before means. We – of course – hope that the impact of this enthusiasm will long feed into our daily work.

So, it was a rousing party, and the “massive” attendance of ex-members certainly contributed to its success – so many thanks to them. And now …. down to work!

Guibert Debroux, member of the MSFB Board

Quiconque a écouté le discours de Meinie le 28 mai dernier et regardé le film retraçant les trente ans d’histoire de MSF-Belgique/OCB conviendra de la difficulté à trouver les mots justes pour transcrire l’émotion, bien palpable, ressentie à cette occasion. On y a entendu à plusieurs reprises prononcer, à propos de MSF, le mot miracle, dont l’usage est habituellement réservé au domaine du religieux ou à celui de la métaphore. Si la dimension métaphorique de son utilisation en cette occasion relève de l’évidence, nul doute qu’il faille aussi y voir l’expression d’une alchimie particulière qui fait que, selon l’expression consacrée, le tout – MSF – vaut davantage que la somme des parties – vous, moi, nos projets !

Trente ans, c’est jeune encore, et pourtant ! Que d’expériences, que de réalisations, que de défis ! Au seuil de la projection du film, on pensait revoir des séquences (en bonne partie) connues comme on regarde des images d’archives à la télévision, souvent avec intérêt, plus rarement avec passion. Mais si le décor accuse par endroit logiquement son âge, l’émotion d’hier est toujours aussi vivace aujourd’hui, et la pertinence des messages plus que jamais d’actualité. Bien sûr, ces trente années n’ont pas été un long fleuve tranquille : MSF-B, l’OCB plus tard, ont dû – doivent encore – se frayer un chemin à force de vision et de conviction, en y laissant parfois plus que des plumes : la fête ne pouvait occulter d’autres « anniversaires », bien moins heureux ceux-là, mais qui continuent néanmoins à mobiliser nos pensées…

Par ailleurs, si toute médaille a son revers, n’est-il pas tentant d’opposer au « miracle » MSF (les guillemets sont de réalisme et de pudeur !) le constat d’échec de l’humanité (sans guillemets), pour reprendre une autre expression marquante de la soirée, le plus dur sans doute qu’il nous soit donné de faire en certaines terribles circonstances ? Ce constat et cet échec nous renvoient alors à notre propre sentiment d’impuissance mais ils nous invitent aussi, a contrario, à y puiser la raison d’être de notre engagement et de notre action. En effet, tous ne sont pas égaux devant l’échec et les victimes de l’échec de l’humanité sont, au premier rang, celles et ceux auxquels nous entendons venir en aide et qu’il nous faut constamment replacer au centre de nos préoccupations.

On s’en voudrait malgré tout de conclure sur une touche aussi grave la relation d’un événement aussi positivement rassembleur, (r)établissant le lien entre passé et présent et ouvrant des perspectives encourageantes pour l’avenir. Si certains, comme on a pu l’entendre, ont regretté un certain flou entre ce qui, parmi les points à l’agenda, relevait de MSF-B et ce qui concernait l’OCB, les réactions enthousiastes observées (et vécues) ce samedi-là – et plus largement le succès de l’organisation, lors d’un même weekend, de l’Assemblée générale de MSF-B et de l’OCB Gathering – traduisent plutôt bien le niveau de maturité atteint par l’OCB, une capacité à privilégier la stratégie à la tactique, les objectifs aux moyens. On espère – on ne doute pas – que les effets de cet enthousiasme se feront sentir longtemps dans l’exercice du quotidien.

La fête fut donc belle, et la participation « massive » des anciens ne fut certainement pas étrangère à sa réussite: qu’ils en soient remerciés ! Maintenant, au boulot !

Guibert Debroux, membre du CA de MSFB

By: Göran Svedin