Pascale Bally (d. 7 April 2012)

It is with great sadness that we have to inform you that Pascale Bally, nurse, former OCB expatriate passed away on Saturday April 07 in Brussels.

She started with OCB in Kenya in 1993 before going to Goma, Iran, Sudan, Mozambique, Burkina, Indonesia, Tibet (several times) and Rwanda. After her last mission she also worked in the OCB Medical Department in 2002. Pascale was known by many of us as a very dedicated, friendly while discrete person.
She was 46 years old.

Our deep thoughts are with her boyfriend Marc, her family and her MS F friends.

Sébastien Roy


Ma très chère petite Pascale,
À l’instar du Petit Prince, tu as entrepris ton dernier voyage, en laissant derrière toi tous tes bagages. Pour moi, tu étais un peu comme lui : fragile, déterminé, discret, courageux et surtout plein de rêves. J’ai eu la chance, comme beaucoup d’entre nous, de réaliser avec toi une partie d’entre eux. Avec ton petit rire gêné et en t’excusant toujours de respirer l’air dont quelqu’un d’autre aurait pu avoir besoin, tu as pourtant déplacé des montagnes, rendu l’espoir à des centaines de gens et sauvé des dizaines de vies. Nous en sommes témoins. Si seulement tu avais pu retirer de cela un peu plus d’estime et de confiance en toi, on en serait probablement pas aujourd’hui à essayer de trouver les mots pour apaiser notre peine et pour combler de bons souvenirs le vide laissé par ton départ.

Je voulais une dernière fois t’exprimer notre reconnaissance de nous avoir choisis pour amis et te remercier pour la confiance que tu nous a témoignée, même lorsque certaines décisions étaient prises pour ton bien, mais contre ton gré. Être à tes côtés, tant dans les bons moments que dans ces moments plus difficiles, fut un honneur pour nous et pour nos enfants.

Merci pour ta présence indéfectible et pour tous ces instants de vie que tu nous as généreusement faits partager. On les emmène avec nous pour poursuivre notre voyage. Tu nous manques et nous manqueras en chemin…

Catherine Bachy


Chère Pascale,
C’est en 98 que nos chemins se sont croisés pour la première fois, à Wajir, au Kenya. Tu t’occupais de l’épidémie de malaria et, moi, j’étais venue ouvrir les centres nutritionnels. Je n’oublierai jamais ce fameux jour où nous avons inauguré notre nouveau bureau avec le nuage de criquets qui accueillit notre voiture franchissant le portail. La nuit, nous avions laissé les spots allumés dans la cour, croyant faciliter le travail des gardiens, ce qui attira tous les insectes de la ville qui se retrouvèrent prisonniers des hauts murs. Le lendemain, tu nous as salués avec ton petit sourire en coin et tu t’es empressée de filer avec tes charrettes à ânes et tes agents de santé communautaires. Que ne t’ai-je enviée à ce moment, car c’était justement le jour des entretiens d’embauche pour les centres nuts et j’allais donc être coincée toute la journée en compagnie de ces hôtes peu ragoûtants qui prenaient un malin plaisir à se glisser sous mes jupes ou se prendre dans mes cheveux… et moi j’essayais de garder un air digne devant les candidats interviewés.

Nous nous sommes retrouvées en 2001, lors de l’urgence nut au Burundi, où tu as bien souffert à essayer de gérer ton équipe de « bras cassés » comme nous disions en riant, car mieux valait en rire qu’en pleurer ! Il faut dire que tu avais hérité de quelques phénomènes dont nous avions parfois de la peine à comprendre le comportement.

Quand Françoise m’a proposé de retourner au Tibet pour faire la première distribution de vitamines, j’ai malheureusement dû refuser car on m’offrait le poste nutrition au siège et c’est toi qui as repris le flambeau, ce qui m’a permis de garder un certain lien avec le Tibet à travers toi : nous avions même un jour discuté de la possibilité que je t’accompagne une fois pendant mes vacances.

Ton installation en Belgique nous a permis de maintenir et de renforcer ces liens créés sur le terrain à travers nos soirées volley-ball ou cinéma,
nos vacances de ski où tu m’as, entre autres, fait découvrir la belle région de ta soeur.

J’ai malheureusement raté notre dernier rendezvous cinéma à cause d’une bête pharyngite et nous nous étions promises de le reprogrammer cette semaine, et cette fois, c’est toi qui ne seras pas au rendez-vous : on ne verra plus le tandem de la grande et la petite Pascale dans les salles, mais je peux te dire que je ne pourrai plus jamais aller au cinéma sans penser à toi.

Tu vas laisser un grand vide derrière toi. Nous aurions pu vivre encore tant de bons moments ensemble. En tout cas, j’espère que là où tu es, tu es en paix et que tu passes de bons moments.

À un de ces jours…

Pascale Delchevalerie


Pascale,
Tu étais une amie douce et discrète, tu avais toujours peur de déranger. Savais-tu qu’à chaque fois, c’était un vrai plaisir de te voir, parce que quand tu étais là, tu offrais toujours l’oreille attentive d’une amie, tu conseillais, tu partageais, tu apaisais. Pascale, tu avais aussi l’art de recevoir. Quel bonheur d’être invité chez toi à dîner. Tu préparais tes bonnes salades, tes petits plats. Ta table était toujours élégante et on pouvait admirer chez toi ces beaux objets ramenés de tes voyages. En ta compagnie, on était certain de passer un moment agréable.

Ce n’est pas par hasard que tu avais choisi le métier d’infirmière. Tu étais si généreuse et tournée vers les autres que ce métier était fait pour toi ! En mission pour Médecins sans Frontières aux 4 coins du monde, au Tibet pour le projet nutrition ou dans ton service d’urgences de Bruxelles, ta vie pouvait se résumer à une grande générosité au service des autres. Dans cette vie-là, tu étais très à l’aise et tu nous épatais. Derrière ta fragilité, quand il s’agissait d’aider les autres, tu étais capable de soulever des montagnes.

Tu vas nous manquer, ta petite voix douce que l’on n’entendra plus, ces soirées de papote qu’on n’organisera plus. Sache que tu garderas une belle place pour toujours dans nos coeurs.

On te souhaite un beau voyage, explore pour nous ce nouveau pays de l’éternité. Un jour, tu nous y accueilleras et on le visitera ensemble.

Patricia Ghilbert


Ma chère Pascale,
La première fois que nous nous sommes rencontrés, c’était en 92-93 au Kenya quand on a sauvé des milliers d’enfants affamés, réfugiés de Somalie. J’ai mis des dizaines de nos collègues sur des petits avions mais ton visage toujours souriant restera imprégné dans ma mémoire. Même dans les situations les plus pénibles où d’autres avaient des difficultés pour ne pas sombrer dans le désespoir, tu continuais ton travail, patiemment sans te plaindre, en souriant.

À chaque fois qu’on s’est rencontré, tu avais une attitude spéciale de t’approcher, sans vouloir t’imposer, tu te trouvais juste à mes côtés, comme un ange gardien. Ces retrouvailles chaleureuses vont me manquer, tu resteras dans mon coeur.

Jan Weuts


Chère Pascale,
Je ne sais plus combien de temps nous avons passé ensemble, d’abord avec MS F où nous avons partagé des missions difficiles, des missions où je t’avais donné le surnom de « ma petite souris » car tu étais toujours tellement impliquée et occupée par ton travail que tu oubliais bien souvent de manger… Je devais te surveiller pour être sûr que tu ne t’évapores pas dans les brumes de chaleur. Plus tard, tu as été sur le Toit du Monde avec Françoise, avec Philippe, avec Shancy, moi-même et toute notre équipe tibétaine. On a discuté, réfléchi et essayé de changer le monde pour construire un meilleur futur pour tous ceux qui nous suivront.

Aujourd’hui, tu n’es plus là mais, comme disent les bouddhistes, la vie n’est qu’une étape dans un long trajet. Ton esprit restera parmi nous et continuera à nous aider pour construire ce monde meilleur dont nous rêvons tous.

Au revoir notre petite souris.

Françoise, William et toute l’équipe KBD


Dear Pascale,
Today is the 8th of April in Tibetan calendar, it is an auspicious religious day, so your friends and colleagues are lighting one thousand and eight butter lamps to light your way to the future.

We will remember you and miss you all the time.

KBDF Lhasa team

By: Göran Svedin